Le solaire attire les fraudeurs depuis quinze ans, et chaque changement de réglementation relance la machine. La bonification CEE de septembre 2026 ne fait pas exception : des offres « urgentes » circulent déjà. Six signaux suffisent à écarter la quasi-totalité des mauvaises surprises.
1. On vous a appelé, vous n'avez rien demandé
Le démarchage téléphonique en rénovation énergétique est interdit en France. Un appel non sollicité pour « vérifier votre éligibilité » ou « votre dossier solaire » est, en lui-même, une infraction — et le premier signe que l'interlocuteur ne respecte pas la loi. Raccrochez. Rénov Solaire ne vous appelle jamais sans que vous l'ayez demandé.
2. « Vos panneaux pour 0 € »
Aucune aide ne couvre 100 % d'un chauffe-eau solaire. Un « reste à charge zéro » cache soit un crédit affecté aux mensualités lourdes glissé dans le contrat, soit une prime surestimée qui ne sera jamais versée, soit un matériel surfacturé. Demandez le prix TTC, le montant exact de chaque aide et le mode de financement, ligne par ligne.
3. Un « conseiller Anah » ou « France Rénov' » se présente
L'Anah et France Rénov' ne démarchent pas, n'envoient personne à domicile et ne mandatent aucune entreprise. Les conseillers France Rénov' vous reçoivent, gratuitement, sur rendez-vous, dans un Espace Conseil que vous contactez vous-même.
4. On vous demande une avance pour « débloquer la prime »
Les primes CEE sont versées après travaux, sur facture, par le fournisseur d'énergie. Personne n'a à avancer de frais de dossier, de « frais Anah » ou de caution pour les obtenir. Un acompte raisonnable à l'installateur (souvent 30 %) est normal ; un versement à un intermédiaire pour la prime ne l'est jamais.
5. L'entreprise n'est pas au registre RGE
La certification RGE avec qualification solaire thermique est indispensable pour la prime CEE et l'éco-PTZ. Vérifiez le SIRET de l'entreprise — pas seulement son nom — sur le registre officiel. Une carte « RGE » sur une plaquette ne vaut rien ; l'inscription au registre, à la date du devis, oui.
6. Il faut signer aujourd'hui
« La prime s'arrête vendredi », « le quota du département est presque atteint » : la pression au temps est la signature de la vente forcée. La bonification 2026 court jusqu'au 31 décembre ; rien ne justifie de signer le jour même. À domicile, vous disposez d'ailleurs d'un délai de rétractation de 14 jours, et l'installateur ne peut encaisser aucun paiement avant 7 jours.
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