Solaire combiné

Le système solaire combiné : chauffage et eau chaude avec le soleil

Mis à jour : septembre 2026·Lecture 7 min

Le système solaire combiné — SSC pour les professionnels — est le grand frère du chauffe-eau solaire : plus de capteurs, un gros ballon tampon, et une part du chauffage assurée par le soleil. C'est aussi l'équipement solaire le mieux aidé en 2026, à une condition qui élimine la moitié des projets.

Comment ça marche

Des capteurs solaires thermiques (généralement 8 à 15 m²) chauffent un fluide caloporteur, qui cède sa chaleur à un ballon de stockage de 400 à 1 000 litres. Ce ballon alimente à la fois l'eau chaude sanitaire et le circuit de chauffage — plancher chauffant ou radiateurs basse température de préférence. Un appoint prend le relais quand le soleil ne suffit pas : pompe à chaleur, résistance électrique, chaudière bois.

Sur l'année, un SSC bien dimensionné couvre 25 à 50 % des besoins de chauffage et d'eau chaude d'une maison, davantage au sud et sur une maison bien isolée. Il ne remplace jamais totalement l'appoint : l'hiver, quand le besoin est maximal, l'ensoleillement est minimal.

Pour quel logement

  • une maison individuelle avec une toiture orientée sud, sud-est ou sud-ouest, peu ombragée ;
  • un chauffage à eau (plancher chauffant, radiateurs) — le SSC ne peut rien pour des convecteurs électriques ;
  • une isolation correcte : plus la maison est sobre, plus la part solaire monte ;
  • de la place pour le ballon, souvent plus de deux mètres de haut.

En rénovation, le SSC se marie particulièrement bien avec une pompe à chaleur en appoint : les deux équipements sont aidés, et la combinaison sort complètement le logement des énergies fossiles.

La prime CEE BAR-TH-143

La fiche BAR-TH-143 couvre le SSC en maison individuelle existante, en métropole. Ses forfaits sont, sans surprise, plus élevés au nord :

Zone climatiqueForfait BAR-TH-143Prime bonifiée (×4 à ×5)
H1134 800 kWh cumac3 700 à 5 700 €
H2121 000 kWh cumac3 300 à 5 200 €
H3100 500 kWh cumac2 700 à 4 300 €

Conditions techniques : capteurs d'une surface d'au moins 8 m², certifiés CSTBat ou Solar Keymark, d'une productivité d'au moins 600 W/m², et un stockage solaire de plus de 400 litres. Pose par une entreprise RGE qualifiée en solaire thermique.

La condition « sans fossile ». Depuis le 1er septembre 2026, la bonification du solaire combiné exige que ni le chauffage ni l'eau chaude ne reposent, après travaux, sur un appareil capable de brûler du fioul, du gaz ou du charbon. Garder la chaudière gaz en appoint « au cas où » ramène la prime à son forfait de base — 900 à 1 150 € en H1 au lieu de 3 700 à 5 700 €. Le logement doit en outre être une résidence principale.

Prix et reste à charge

Comptez 13 000 à 20 000 € posé pour un SSC complet, selon la surface de capteurs, le volume du ballon et la complexité du raccordement au chauffage existant. Avec la prime bonifiée, la TVA à 5,5 % déjà incluse et un éco-PTZ pour le reste, l'effort mensuel devient comparable à celui d'un remplacement de chaudière — pour une énergie gratuite pendant vingt ans.

MaPrimeRénov' ne finance plus le SSC en geste isolé depuis le 1er septembre 2026. Si le SSC s'inscrit dans une rénovation d'ampleur (isolation + chauffage, gain de deux classes de DPE), le parcours accompagné reste ouvert — et souvent plus intéressant.

Estimez vos aides en 2 minutes

Un montant personnalisé, gratuit et sans engagement.

Lancer le simulateur

Questions fréquentes

Non. Il couvre une part du chauffage — 25 à 50 % sur l'année selon la région et l'isolation — et l'essentiel de l'eau chaude de mars à octobre. Un appoint reste indispensable.
Tout sauf un appareil fossile : pompe à chaleur, résistance électrique, chaudière ou poêle bouilleur à bois ou granulés. Une chaudière gaz ou fioul conservée fait perdre le coefficient ×4/×5.
La bonification BAR-TH-143 est réservée aux résidences principales. Le forfait de base reste accessible ailleurs, mais il est faible.
Les capteurs vitrés durent 20 à 25 ans, le ballon 15 à 20 ans, le fluide caloporteur se remplace tous les 3 à 5 ans. Un contrat d'entretien annuel est recommandé.

Autres guides